Les tabous : faire comme si, ça n’existe pas !

Écrit par sur 29 septembre 2020

Mayotte, l’aspect psychologique des problèmes des individus semble bien être relégué au second plan. Ce qui favoriserait les troubles mentaux (les phobies, les symptômes dépressifs, les troubles obsessionnels, jusqu’aux troubles psychotiques (délire, décompensation etc).

A force de ne pas en parler, de ces choses qui font du mal à l’intérieur de soi, cette société ne développe-t-il pas du déni de soi, déni collectif en ce qui concerne les souffrances psychiques ?

Le mécanisme de défense de l’insupportable, l’intolérable, des traumatismes vécus n’est-il pas de faire semblant que cela ne s’est jamais produit, que cela n’existe pas, que ce n’est pas possible ? Faire comme si, Mayotte était préservée de ces choses là (ces tabous et fléaux universels) car ils sont protégés d’une manière ou d’une autre.

Quand on évoque ces problématiques psychiques, nous comprenons que l’on dérange, que l’on agace, que cela devient gênant d’exprimer une quelconque émotion surtout les émotions négatives. Dire que de tels comportements font mal et blessent profondément, on sera vu que l’ennemi à abattre.

Ceux qui osent dire, qui osent parler ne sont pas les bienvenus à Mayotte. Où s’ils le font quand même, on les ignorera, on leur tournera le dos et on ira jusqu’à les rejeter de la société. Pourtant j’existe et je ne vais pas pour autant arrêter de parler et de sensibiliser au maximum des problèmes psychologiques. En même temps, on ne vient pas au monde, pour ne faire que souffrir, pourquoi doit on se taire contre l’incompréhension et l’inacceptable ?

C’est tout le combat de ma vie !

Sarah. 


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